Museum van Deinze en de Leiestreek - Mudel

Jozef Cantré - Gustave De Smet - Frits Van den Berghe

Jozef Cantré (1890-1957)

Gustave De Smet (1877-1943)

Frits Van den Berghe (1883-1939)

Frits Van den Berghe (1883-1939) et Gustave De Smet (1877-1943) rencontrent Jozef Cantré (1890-1957) à Blaricum, aux Pays-Bas, après la fin de la Première Guerre mondiale. Près de la maison de Cantré, « Huize Henriette », se trouve un hangar en bois qu’ils transforment en atelier, et Van den Berghe le baptise « Blauwvoet ». Frits et Gustave s’y lancent dans la linogravure, et Cantré, sculpteur sur bois expérimenté, leur enseigne les subtilités de cette technique. Cantré a la main d’un sculpteur, tandis que Van den Berghe et De Smet ont celle de peintres.

Au début de la Première Guerre mondiale, de nombreux artistes fuient le pays, parmi lesquels, dans notre région de la Lys, Emile Claus, George Minne, Valerius De Saedeleer, Gustave De Smet, Frits Van den Berghe, etc. Alors que la plupart se retrouvent en Angleterre, Gustave De Smet et Frits Van den Berghe atterrissent aux Pays-Bas. Ils y sont d’abord accueillis par des amateurs d’art à Amsterdam, et leur art, devenu plus expressif, fait forte impression.

Jozef Cantré reste en Flandre pendant la guerre et y découvre l’expressionnisme allemand (parmi les soldats allemands se trouvaient également des artistes tels qu’Erich Heckel, par exemple).

Aux côtés de Frits Van den Berghe et du poète, écrivain et compositeur René De Clercq (tous deux initialement aux Pays-Bas mais revenus temporairement en Flandre), Jozef Cantré s'enfuit lui aussi aux Pays-Bas en 1918 en raison de son militantisme. À Blaricum, ils y rencontrent également Gustave et Gusta De Smet, ainsi que d’autres Flamands tels que Lucien Brulez et son épouse Fortuna Mavromati.

Dans le hangar transformé en atelier « Blauwvoet », Cantré, outre sa propre production, enseigne la gravure sur bois et la linogravure à De Smet et Van den Berghe, qui comprennent très vite la puissance de ce médium. Certaines gravures sur bois et linogravures de Gustave De Smet et Frits Van den Berghe s’inspirent de leurs peintures, mais ils exposent ces œuvres graphiques comme des œuvres d’art à part entière. Cela constitue en même temps une promotion supplémentaire pour leur travail, surtout lorsqu’elles sont reproduites dans des revues d’avant-garde de premier plan.